Guide du Jura : préparez votre séjour au cœur du Jura

Lons-le-Saunier : guide complet pour découvrir la préfecture du Jura

À une vingtaine de minutes de votre gîte dans le Jura, Lons-le-Saunier surprend par ses arcades du XVIIe siècle, sa maison natale de Rouget de Lisle et son passé de cité du sel devenue ville thermale. Entre musées, marché du jeudi et Maison de la Vache qui rit, une belle sortie en famille depuis la Région des Lacs.

Lons-le-Saunier, la préfecture du Jura à deux pas de votre gîte

À une vingtaine de minutes de route de la Région des Lacs et du secteur d'Orgelet, Lons-le-Saunier est souvent la grande absente des carnets de voyage, éclipsée par les lacs et les villages perchés du Revermont. C'est pourtant la préfecture du Jura, une ville d'environ 17 000 habitants qui a gardé un centre historique remarquablement préservé : arcades du XVIIe siècle, maisons de vignerons sculptées, thermes, musées et une gastronomie bien ancrée dans le terroir comtois. Pour les vacanciers installés dans un gîte du Jura, c'est une escapade idéale les jours de pluie, en fin de séjour ou simplement pour changer d'air entre deux baignades au lac de Vouglans.

Un peu d'histoire : de la cité du sel à la ville de Rouget de Lisle

Une ville née du sel

L'histoire de Lons-le-Saunier commence bien avant le Moyen Âge, autour d'une source salée, le Puits-Salé, exploitée dès l'époque gallo-romaine. Le sel, ressource précieuse pour conserver les aliments, a fait la fortune de la cité pendant des siècles : le nom même de la ville, avec son suffixe « -Saunier », rappelle cette vocation saline. Cette activité a longtemps structuré l'économie locale, avant que le développement du thermalisme ne prenne le relais à partir du XIXe siècle, en valorisant à son tour les eaux salées du sous-sol.

Les arcades, héritage des grands incendies

Le centre-ville actuel doit beaucoup à une série d'incendies qui ont ravagé Lons-le-Saunier au XVIIe siècle, notamment lors des tentatives de conquête française avant que la Franche-Comté ne devienne définitivement française en 1678, à la suite du traité de Nimègue. Reconstruite après ces destructions, la ville s'est dotée de sa fameuse rue à arcades, qui abritait les échoppes des commerçants à l'abri des intempéries. C'est cette architecture, unique dans la région, qui donne aujourd'hui tout son cachet au centre historique.

Rouget de Lisle, enfant de Lons-le-Saunier

Lons-le-Saunier est aussi la ville natale de Claude Joseph Rouget de Lisle, né en 1760 sous les arcades de la rue du Commerce. Officier et musicien, il est resté dans l'histoire comme l'auteur du « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », composé à Strasbourg en 1792 et devenu l'hymne national français sous le nom de La Marseillaise. Sa maison natale et un musée qui lui est consacré permettent aujourd'hui de retracer ce destin singulier, point de départ d'une figure devenue nationale.

Que voir dans le centre historique de Lons-le-Saunier

La rue du Commerce et ses arcades

C'est le cœur battant de la ville et son symbole le plus photographié : la rue du Commerce s'étire sur plusieurs centaines de mètres, bordée de plus de 140 arcades aux formes toutes différentes, portées par des piliers de pierre. Sous ces galeries se succèdent commerces, cafés et façades anciennes, dans une ambiance qui change selon l'heure : marché animé le matin, terrasses tranquilles en fin de journée. Se promener sous les arcades, nez en l'air, reste la meilleure façon de prendre la mesure du patrimoine lédonien (le nom donné aux habitants de Lons-le-Saunier, issu de l'ancien nom latin de la ville, Ledo).

La place de la Comédie et ses maisons vigneronnes

À deux pas des arcades, la place de la Comédie rassemble d'anciennes maisons de vignerons du XVIIe siècle, témoins d'un passé viticole aujourd'hui presque oublié, avant que la crise du phylloxéra ne décime le vignoble local à la fin du XIXe siècle. Sur certaines façades, on peut encore repérer des serpettes sculptées dans la pierre, l'outil emblématique du vigneron, discret clin d'œil à cette activité disparue.

L'Hôtel-Dieu et son apothicairerie

L'Hôtel-Dieu de Lons-le-Saunier abrite l'une des plus belles apothicaireries de France, avec plus de 250 pièces de faïence classées, pots à pharmacie et boîtes en bois peint qui témoignent de plusieurs siècles de pharmacopée. C'est un lieu à part, moins connu que les arcades, mais qui mérite le détour pour qui s'intéresse au patrimoine et à l'histoire des sciences.

Les églises Saint-Désiré et des Cordeliers

L'église Saint-Désiré, dont la nef romane et la crypte remontent au XIe siècle, est l'un des édifices religieux les plus anciens de la ville. Non loin, l'église des Cordeliers, ancien couvent franciscain, a longtemps accueilli les sépultures de la famille de Chalon, seigneurs qui ont marqué l'histoire locale, notamment à travers la figure de Philibert de Chalon-Arlay, prince d'Orange et général sous Charles Quint.

Le théâtre à l'italienne

Dans un tout autre registre, le théâtre municipal, construit à l'italienne, séduit par son intérieur classé, ses balcons superposés et sa salle à l'acoustique soignée. Il accueille aujourd'hui encore une programmation culturelle qui mérite d'être consultée avant un séjour, pour ceux qui aiment glisser une soirée spectacle dans leurs vacances jurassiennes.

Les musées à ne pas manquer

Le musée des Beaux-Arts

Installé en plein centre-ville, le musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier conserve des collections de peintures et de sculptures qui comptent, parmi d'autres, des œuvres de Pieter Brueghel le Jeune et de Gustave Courbet, natif de la région (Ornans, dans le Doubs voisin). Une halte culturelle accessible, idéale pour une matinée pluvieuse.

Le musée Rouget de Lisle

Consacré à l'enfant le plus célèbre de la ville, ce musée retrace la vie et l'œuvre de Rouget de Lisle à travers documents d'époque, portraits et objets personnels. Une visite qui prend un relief particulier lorsqu'on découvre ensuite la maison natale, sous les arcades toutes proches.

La Maison de la Vache qui rit

Impossible d'évoquer Lons-le-Saunier sans parler de la Maison de la Vache qui rit, au 25 rue Richebourg. Le fromage fondu emblématique, créé en 1921, y est né, et la marque a installé sur place un espace de visite de 1 600 m² retraçant cette aventure industrielle et publicitaire française. Le parcours est pensé pour les familles, avec ateliers de cuisine, dégustations de produits locaux et coin goûter, ce qui en fait une étape appréciée avec des enfants lors d'un séjour dans le Jura. L'établissement est ouvert de février à décembre (fermeture annuelle début janvier), avec des horaires qui varient selon la saison ; mieux vaut vérifier les jours d'ouverture avant de s'y rendre.

Lons-le-Saunier, ville thermale

Moins connue que ses arcades, la vocation thermale de Lons-le-Saunier mérite pourtant d'être signalée. Les Thermes de Lons-le-Saunier (groupe Valvital), avec leur espace bien-être Ledonia, exploitent une eau naturellement salée aux vertus reconnues pour les rhumatismes, l'arthrose et certaines affections de la peau. L'établissement, installé dans le Parc des Bains, un espace vert de 7 hectares planté d'arbres centenaires en plein cœur de ville, propose aussi bien des cures thérapeutiques que des accès bien-être à la journée : bains à bulles d'eau salée, hammam, sauna, massages. Une parenthèse détente qui change agréablement des activités de plein air du séjour.

Le marché et les saveurs du Jura

Le grand marché du jeudi, installé sous les arcades et sur les places du centre, est une institution à Lons-le-Saunier. On y retrouve les produits du terroir jurassien : comté, morbier et autres fromages de la région, charcuteries, vins du Revermont et volailles fermières, aux côtés des étals de fruits et légumes. C'est un bon moment pour goûter localement avant de repartir composer un repas dans son gîte, et pour repérer d'éventuels producteurs à visiter dans les villages alentour, comme ceux de Montaigu ou de L'Étoile, réputés pour leurs vignes et leurs balades vigneronnes guidées.

Aux alentours de Lons-le-Saunier

La ville constitue aussi un bon point de départ pour rayonner vers d'autres sites du Jura. La voie verte PLM, aménagée sur une ancienne voie ferrée, invite à la randonnée pédestre ou au vélo dans un cadre tranquille. Quelques kilomètres suffisent pour rejoindre des villages de caractère comme Courbouzon, Conliège ou Chilly-le-Vignoble, et l'abbaye de Baume-les-Messieurs, nichée dans l'une des plus belles reculées du Jura, reste une excursion classique depuis Lons-le-Saunier pour qui dispose d'une demi-journée supplémentaire.

Depuis votre gîte : rejoindre Lons-le-Saunier

Pour les séjours dans la Région des Lacs, autour d'Orgelet et du lac de Vouglans, Lons-le-Saunier se trouve à une vingtaine de kilomètres, soit environ 20 minutes de route sans détour. C'est suffisamment proche pour envisager une sortie à la journée sans sacrifier le reste du programme : matinée dans le centre historique et les musées, déjeuner sous les arcades ou pique-nique au Parc des Bains, puis retour au gîte en fin d'après-midi pour profiter du lac ou de la piscine.

Quand visiter Lons-le-Saunier ?

La ville se visite toute l'année, mais l'été y est particulièrement animé, avec la programmation « L'été sera Lons », qui anime places et rues du centre de spectacles et d'animations gratuites. Le printemps et le début de l'automne offrent quant à eux une lumière agréable pour flâner sous les arcades sans la chaleur ni l'affluence des mois de juillet et août, tandis que l'hiver se prête davantage à une visite culturelle, musées et thermes en tête.

En résumé

Avec ses arcades uniques en Franche-Comté, son passé salin et thermal, sa maison natale de Rouget de Lisle et son musée dédié à la Vache qui rit, Lons-le-Saunier offre une parenthèse urbaine et culturelle bienvenue au cœur d'un séjour dans le Jura. À une vingtaine de minutes seulement des gîtes de la Région des Lacs, elle mérite largement sa place dans l'itinéraire de vacances, entre deux journées au bord de l'eau ou de randonnée.

Où loger pour visiter Lons-le-Saunier

Lons-le-Saunier se visite très bien à la journée, et il est souvent plus agréable de loger un peu à l'écart du centre-ville pour retrouver le calme le soir. L'appartement cosy à Montmorot se trouve aux portes de la ville, à quelques minutes du centre historique. Pour combiner la préfecture avec les lacs et le vignoble, nos autres gîtes dans le Jura se situent entre Orgelet et la Région des Lacs.


Question fréquentes Lons-le-Saunier : vos questions sur la visite de la préfecture du Jura

Vous préparez une sortie à Lons-le-Saunier depuis votre gîte du Jura ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur la préfecture du Jura.


Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, se situe à une vingtaine de kilomètres des gîtes de la Région des Lacs, autour d'Orgelet et du lac de Vouglans, soit environ 20 minutes de route. C'est une distance idéale pour une sortie à la journée sans empiéter sur le reste du programme de vacances.

Concentrez-vous sur la rue du Commerce et ses arcades du XVIIe siècle, la place de la Comédie avec ses maisons vigneronnes, puis une courte pause à l'Hôtel-Dieu pour son apothicairerie. C'est le cœur historique de la ville, entièrement piéton et accessible à pied en une heure ou deux.

Oui, c'est l'une des sorties les plus appréciées avec des enfants. Le parcours de 1 600 m², situé au 25 rue Richebourg, retrace l'histoire de la marque depuis sa création en 1921, avec ateliers de cuisine et dégustations de produits locaux. L'établissement est ouvert de février à décembre ; mieux vaut vérifier les horaires du jour avant de partir.

Oui. Les Thermes de Lons-le-Saunier, installés dans le Parc des Bains, exploitent une eau naturellement salée reconnue pour les rhumatismes, l'arthrose et certaines affections de la peau. L'établissement propose aussi bien des cures thérapeutiques que des accès bien-être à la journée : bains à bulles d'eau salée, hammam, sauna, massages.

Claude Joseph Rouget de Lisle, auteur du texte devenu l'hymne national français, est né à Lons-le-Saunier en 1760, sous les arcades de la rue du Commerce. Sa maison natale et un musée qui lui est consacré permettent de découvrir son parcours, même si La Marseillaise a été composée plus tard, à Strasbourg, en 1792.

Le grand marché du jeudi, installé sous les arcades et sur les places du centre-ville, est un rendez-vous incontournable pour découvrir les produits du terroir jurassien : comté, morbier, charcuteries, vins du Revermont et volailles fermières.

Tout à fait. Depuis Lons-le-Saunier, l'abbaye de Baume-les-Messieurs et sa reculée se trouvent à une vingtaine de minutes de route, ce qui permet de combiner ville historique et patrimoine naturel dans la même journée pour qui dispose d'un peu plus de temps.

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